Bilan – Elimination du Sénégal en 8es de finale : Les Lions passés au scanner…

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Eliminés en 8es de finale par l’Angleterre, les Lions quittent le Mondial qatari sans beaucoup de regrets, pour avoir été battus par un adversaire beaucoup plus fort et habitué du haut niveau. Et concernant les prestations individuelles, Youssouf Sabaly sort du lot pour sa constance et sa régularité. Zoom !

Edouard Mendy
Il aura alterné le bon et le moins bon dans ce Mondial. Souverain dans ses buts contre le Qatar (3-1), Edouard Mendy n’a pas été irréprochable suite à la défaite (0-2) concédée face aux Pays-Bas, où il a été fautif sur les deux buts. Contre l’Angleterre, le portier de Chelsea a manqué de baraka sur le premier but anglais. Avant de s’avérer impuissant sur les deux autres réalisations des Tree Lions. Apparemment, «Edou» paie, surtout sur le plan psychologique, les conséquences de sa situation actuelle chez les Blues.

Youssouf Sabaly
L’un des meilleurs Lions de ce Mondial de par sa constance et sa régularité, au cours des 4 matchs disputés où il a rendu une copie propre. Sabaly a rempli son rôle à 100% au niveau de son couloir droit, défensivement et offensivement. Cha­peau à lui !

Kalidou Koulibaly
On n’a pas compris son match raté face à l’Angleterre où il a été trop approximatif à la relance et hésitant sur certaines actions dangereuses. Pour un patron de la défense, ce sont des «absences» qui se payent cash.
Dommage que «Capi Kou­libaly» termine ce Mondial sur une fausse note. Mais nous allons surtout retenir son superbe but contre l’Equateur qui envoie les Lions en 8es de finale d’une Coupe du monde… 20 ans après.

Abdou Diallo
Il n’a pas paru être physiquement à 100% lors de ce Mondial. En témoigne sa prestation très moyenne contre l’Angleterre. Tant au niveau des relances que de l’agressivité, Abdou Diallo a paru trop juste et avait l’air de traîner une blessure. D’où la question qui revient au galop : pourquoi Cissé a insisté à le faire jouer ? Ce qui est sûr, on était trop loin du Abdou Diallo de «Cameroun 2022».

Pape Abou Cissé
Il n’a pas eu assez de temps de jeu dans ce Mondial. La concurrence est passée par là. Titularisé contre les Pays-Bas, Pape Abou Cissé a bien bataillé contre les grands gabarits hollandais. Avant de craquer en fin de match. Il a par la suite suppléé contre l’Equateur dans l’axe Abdou Diallo, décalé à gauche suite à la sortie de Jakobs, gêné par des crampes.

Ismail Jakobs
C’est l’autre grosse satisfaction du groupe de Aliou Cissé au Qatar. Ismail Jakobs a bien saisi sa chance en intégrant sans problème l’équipe-type des champions d’Afrique. Décomplexé et jouant sans pression, le Monégasque a marqué des points qui pourraient lui ouvrir les portes de grosses écuries, surtout en Allemagne où certains clubs ont l’œil sur lui. En plus de ses prestations solides, il a fait découvrir au monde du foot ses qualités de spécialiste des balles arrêtées. Rassurant pour la relève.

Nampalys Mendy
Après un bon match contre les Pays-Bas et le Qatar, il s’est retrouvé sur le banc contre l’Equateur suite à un choix tactique du coach. De retour dans le 11 de départ face aux Anglais, Nampalys Mendy, à l’image de ses autres coéquipiers de l’entrejeu, a été noyé par le métier et la maîtrise technique des Anglais. Mention quand même spéciale à ce joueur de devoir qui ne lâche rien !

Gana Guèye
Suspendu pour cumul de cartons, il aura été le grand absent de la déroute subie face aux Anglais. Au-delà même de ses qualités de cadre, Gana Guèye a été tactiquement présent, surtout contre l’Equateur où il a été le «Facteur X» du succès des Lions. En l’absence d’un vrai milieu offensif, il a compensé ce manque en jouant plus haut et en participant aux transitions offensives. En témoigne cette grosse occasion dans les premières minutes du match contre l’Equateur. Il a vraiment honoré ses habits de leader de l’entrejeu.

Pathé Ciss
Il doit vite oublier son match contre l’Angleterre. Pour la simple et bonne raison que Pathé Ciss n’est pas exempt de reproches sur les deux premiers buts anglais. En retard au marquage sur l’action qui a occasionné le premier, il a été fautif sur le deuxième suite à un mauvais contrôle en plein axe et qui a facilité le contre anglais. L’apprentissage du haut niveau est passé par là.

Cheikhou Kouyaté
A l’image de Gana Guèye, il fait partie des tauliers du milieu des Lions. Blessé contre les Pays-Bas après un match héroïque, Kouyaté a manqué au groupe contre les Anglais. L’équipe a été orpheline de son expérience et de sa grinta.

Pape Guèye
Moins souverain au milieu, il a manqué d’impact et de justesse technique en phase de possession. Le poids de l’évènement est peut-être passé par là. Mais le Marseillais vaut plus que ce qu’il nous a montré au Qatar.

Krépin Diatta
C’est l’une des grosses déceptions de ce Mondial qatari. Incapable de hisser son niveau de jeu, le Monégasque a été transparent lors de ses trois titularisations. Laissé sur le banc contre l’Equateur, Krépin, aligné à nouveau contre l’Angleterre, a été «invisible» sur le flanc droit. L’ancien du Fc Bruges a complètement raté son Mondial.

Boulaye Dia
Les images de ses deux grosses occasions contre l’Angle­terre défilent toujours. Elles viennent confirmer que Bou­laye Dia n’est pas un «tueur». Malgré sa tendance à beaucoup bouger sur tout le front de l’attaque, il devrait être plus décisif. Mais dans l’ensemble, il s’est beaucoup donné même s’il n’a pas été gâté au niveau de l’animation où il n’a souvent pas reçu de bonnes balles. Il a eu quand même le mérite d’avoir ouvert la voie du succès aux Lions face au pays hôte.

Iliman Ndiaye
On a beaucoup épilogué sur son remplacement en seconde période contre l’Angleterre. A juste raison, car Iliman Ndiaye faisait jusque-là une prestation correcte face aux gaillards de l’axe de défense anglaise. D’ailleurs dans une de ses actions, il a bousculé, malgré la différence de gabarit, le costaud Maguire. Son remplacement par Pape Matar Sarr n’a rien apporté. Confirmant ainsi le choix très discutable de Cissé. Avec les Jakobs, Seny Dieng et autres, il symbolise la nouvelle vague au niveau de la relève.
Dans chacune de ses sorties, Iliman a été intéressant, démontrant ainsi ses qualités techniques et une bonne tenue de balle. Sa position axiale contre l’Angleterre a été un choix bien inspiré par Aliou Cissé. Malheureusement, il n’a pas été gâté par les relanceurs pas du tout inspirés dimanche dernier. Dans l’ensemble, il fait partie des satisfactions de «Qatar 2022».

Ismaïla Sarr
Après deux non-matchs contre les Pays-Bas et le Qatar, Ismaïla Sarr a relevé la tête pour avoir été l’un des artisans de la qualification du Sénégal en 8es de finale en ouvrant le score sur penalty face à l’Equateur. Très attendu pour compenser l’absence de Sadio Mané, «Izo» a bien terminé son Mondial en créant des difficultés à la défense anglaise. Kyle Walker ne dira pas le contraire.

Famara Diédhiou
Juste physiquement, sûrement à cause de son manque de compétition en club, Famara a eu le mérite de marquer un but important contre le Qatar. L’avant-centre des Lions a encore fait montre de son jeu de tête, une spécialité de plus en rare dans la Tanière.

Bamba Dieng
On pensait que son but contre le Qatar allait lancer son Mondial. Mais Bamba Dieng n’a pas convaincu face aux Anglais. Entré en seconde période, il a été un peu brouillon, en manquant d’impact et d’inspiration sur certaines actions. Son famélique temps de jeu à Marseille le poursuit toujours…

Pape Matar Sarr
Il n’a joué que des bouts de match. Un temps de jeu insuffisant qui ne lui a pas permis de s’exprimer totalement. Mais en analysant ses prestations, on sent que Pape Matar Sarr est handicapé par sa situation à Tottenham. Les exigences d’une Coupe du monde recommandent une régularité dans les compétitions. Ce que cherche toujours «PMS» qui doit penser à changer de club pour trouver meilleure situation.

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